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Interview Le Parisien du 8 avril
2006 :
PIERRE-YVES MASSON, de Charenton-le-Pont, Président d’une association de riverains
CONSTERNÉ, Pierre-Yves Masson découvre que les voitures
circulent à nouveau sur la route de Reuilly, à deux pas
de chez lui. Quatre heures plus tôt, les forains ont arraché la
barrière qui en empêchait l’accès. « On
va encore se retrouver avec un flux énorme de véhicules
comme il y a deux ans, soupire celui qui est aussi président
de l’Adriv, une association de défense de l’intégrité du
bois de Vincennes.
Ça ne rime plus à rien. Pendant les huit semaines de
la Foire du Trône, on ne peut plus se déplacer à Charenton.
Le week-end, les gens se garent n’importe où : sur les
passages piétons, sur les trottoirs, voire au milieu de la chaussée.
Les poussettes sont obligées de passer sur la route. Et dès
qu’il fait chaud, les gens s’énervent et se battent
pour une place de parking. Les bagarres sont systématiques.
Beyrouth est plus civilisée. »
Pierre-Yves Masson va plus loin. « La Foire du Trône n’a
plus sa place ici. Paris est une des villes les moins boisées
d’Europe. C’est navrant de voir ce no man’s land
bétonné laissé à l’abandon huit mois
sur douze.
D’autant que l’esprit de la Foire a changé : elle
doit rapporter de l’argent et n’a plus rien de familial.
Pourquoi ne pas aménager un parc paysager à la place
? »
Julien Duffé – Le Parisien
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